• POLLINIS <info@pollinis.org>

    12:55 (Il y a 8 heures)
     
      À moi
     
     
     
     
     

    PHASE 2 Commission AGRI

    Nous avons réussi à faire déposer des amendements au Parlement européen qui permettraient d’interdire pour de bon tous les pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe.

    Mais les lobbies de l’agrochimie sont en embuscade pour saboter l’interdiction d’ici son vote par la Commission Agriculture du Parlement, le 22 novembre prochain, et seule une mobilisation massive des citoyens pourra faire pencher la balance du côté des abeilles et de l’environnement :

    Signez la pétition et transférez ce message autour de vous !

    PHASE 2 Je signe

    Chère amie, cher ami,

    POLLINIS a besoin de votre mobilisation, de toute urgence, pour empêcher les lobbies de l’agrochimie de saboter l’interdiction des tueurs d’abeilles que nous sommes en passe d’obtenir à Bruxelles.

    Si ce n’est pas déjà fait, SVP signez sans attendre la pétition aux députés européens, et transférez ce message le plus largement possible autour de vous.

    Il a fallu des années de bataille, les cris d’alarme répétés des apiculteurs qui voient année après année leurs cheptels se réduire, les rapports inquiétants des scientifiques qui dénoncent sans détours les effets mortels des pesticides néonicotinoïdes sur les colonies d’abeilles…

    … la mobilisation répétée de centaines de milliers de citoyens qui refusent qu’on sacrifie les abeilles, et avec elles l’alimentation et la santé de toute la population, pour servir les intérêts à court terme de quelques multinationales influentes…

    … et le travail au corps-à-corps mené par nos équipes auprès des parlementaires, rendez-vous après rendez-vous, pour les convaincre de prendre des décisions fortes et sans appel pour une interdiction définitive de tous les tueurs d’abeilles en Europe !

    Le mois dernier, tout ce travail a porté ses fruits : une députée courageuse, Mme Maria Lidia Senra Rodriguez, a déposé nos amendements pour l’interdiction des néonicotinoïdes lors d’un projet d’initiative sur l’apiculture (1)(2).

    Dans quelques jours – le 22 novembre exactement – ces amendements seront soumis au vote des quelques députés qui composent la Commission Agriculture du Parlement européen. Et s’ils passent ce cap, c’est l’ensemble des députés qui devront voter le texte en janvier 2018.

    Je dis bien « s’ils passent le cap » : car en ce moment même, tous les lobbies des tenants du tout-chimique en agriculture se sont ligués pour tirer à boulets rouge sur nos amendements, et s’assurer qu’ils seront retoqués par les députés de la Commission Agriculture !

    C’est pour ça que je fais appel à vous de toute urgence, pour nous aider à peser plus fort dans la balance que leurs chantages aux licenciements et leurs menaces de délocalisation.

    Nous avons déjà réuni 157 000 signataires à notre pétition aux députés européens : aidez-nous à doubler ce chiffre dans les jours qui viennent en :

    - signant vous-même, si ce n’est pas déjà fait, la pétition

    - transférant ce message à tout votre carnet d’adresses

    Expliquez bien à vos amis que, tant qu’on n’aura pas réussi à faire interdire l’ensemble des substances néonicotinoïdes tueuses d’abeilles au niveau européen, les scandales comme celui qu’on vient d’essuyer, en France, avec la mise sur le marché de deux produits contenant du Sulfoxaflor, un néonicotinoïde nouvelle génération qui va encore accélérer le déclin des abeilles et des pollinisateurs sauvages (3)…

    …continueront à être monnaie courante, sans que les autorités françaises ne puissent, sur le long terme, s’y opposer.

    La preuve : face à la mobilisation immédiate des citoyens et des apiculteurs, le gouvernement n’a pu négocier que… 3 mois de sursis, avant la vente effective du nouveau tueur d’abeilles (4) !

    C’est au niveau européen qu’il faut maintenant obtenir cette interdiction salutaire pour les abeilles et notre avenir alimentaire. Et pour ça, il n’y a pas de meilleur espoir que le vote de l’amendement que nous avons arraché de haute lutte - et qui, sans votre aide, sera torpillé sans merci par les lobbies de l’agrochimie.

    Il n’y a plus une minute à perdre :

    Une étude spectaculaire menée à grande échelle en Allemagne pendant 27 ans vient de révéler que 76 % au moins des insectes volants auraient disparu depuis 1989. Et les chercheurs pensent que ces résultats auraient été les mêmes dans les autres pays européens ! (5)

    Ces chiffres sont effrayants :

    Les abeilles ne sont que la face émergée de l’iceberg. Leur déclin est visible par les apiculteurs qui s’occupent d’elles au quotidien. Mais avec elles, ce sont également des milliers de papillons, bourdons, bombyles ou syrphes qui succombent en silence : les chercheurs commencent à peine à lever le voile sur les effets des pesticides néonicotinoïdes sur les pollinisateurs sauvages – et ce qu’ils trouvent fait froid dans le dos

    Les pollinisateurs sont essentiels à la qualité, la quantité et la diversité de notre alimentation, et assurent la reproduction de plus de 80% des fruits, légumes et plantes à fleurs (6).

    Les tomates par exemple, ne peuvent être pollinisées efficacement que par les bourdons, les seuls à pouvoir faire vibrer ces fleurs pour qu’elles libèrent leur pollen (7). Or près de la moitié (46%) des espèces de bourdons d’Europe sont en déclin (8)…

    Selon une étude publiée en Décembre 2016 dans la revue Nature, l’augmentation du nombre de maladies qui résulteraient de la disparition de certains pollinisateurs majeurs pourrait engendrer 1,4 million de décès supplémentaires chaque année dans le monde (9).

    Face à ces chiffres apocalyptiques, il n’y a pas à tergiverser. Et pourtant : certains députés se laissent encore tenter par les arguments court-termistes de l’industrie agrochimique…

    Montrez-leur que leurs électeurs n’acceptent pas qu’ils sacrifient une seconde de plus les abeilles et les pollinisateurs !

    PHASE 2 Je signe la pétition

    De notre côté, nous continuons à multiplier les rendez-vous au Parlement européen, pour convaincre les députés de voter nos amendements salutaires pour les abeilles.

    Si notre démarche est soutenue par plusieurs centaines de milliers de citoyens européens, croyez-moi, même les plus réfractaires d’entre eux y verront une menace à leur réélection, et seront forcés de se ranger de notre côté.

    Nous sommes en passe de gagner cette bataille : il ne faut que 2 petites minutes de votre temps pour faire pencher la balance.

    SVP, cliquez sur ce lien pour signer la pétition, et diffusez ce message le plus largement possible autour de vous – en le transférant à vos amis par email, ou en partageant cette action sur les réseaux sociaux.

     Facebook  Twitter  G  

    Un grand merci par avance pour votre engagement dans cette bataille cruciale pour l’avenir des abeilles et de tout l’environnement qui en dépend !

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué général

    ____

    Références :

    (1) 2017/2115(INI) Perspectives et défis pour le secteur apicole de l'Union européenne

    (2) Amendements n°176, 187, 188, 194, 195, 394

    (3) Nouveaux pesticides : pourquoi l’Anses doit revoir sa copie - Séverin Husson, La Croix, 22/10/2017

    (4) Communiqué du Ministère de la Transition Ecologique

    (5) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas, Caspar A. Hallmann , Martin Sorg, Eelke Jongejans, Henk Siepel, Nick Hofland, Heinz Schwan, Werner Stenmans, Andreas Müller, Hubert Sumser, Thomas Hörren, Dave Goulson, Hans de Kroon - PLOS Published: October 18, 2017

    (6) Abeilles domestiques, pollinisation et biodiversité végétale – site du projet FlorAbeilles

    (7) Elevage, comportement de butinage et utilisation du bourdon terrestre pour la pollinisation, D. Lefebvre, P. Aupinel, S. Le Cun, J. Pierre Inra/Ensar UMR

    (8) European Red List of Bees, Nieto, A., Roberts, S.P.M., Kemp, J., Rasmont, P., Kuhlmann, M., García Criado, M., Biesmeijer, J.C., Bogusch, P., Dathe, H.H., De la Rúa, P., De Meulemeester, T., Dehon, M., Dewulf, A., Ortiz-Sánchez, F.J., Lhomme, P., Pauly, A., Potts, S.G., Praz, C., Quaranta, M., Radchenko, V.G., Scheuchl, E., Smit, J., Straka, J., Terzo, M., Tomozii, B., Window, J. and Michez, D. 2014. European Red List of bees. Luxembourg: Publication Office of the European Union.

    (9) Safeguarding pollinators and their values to human well-being, Simon G. Potts, Vera Imperatriz-Fonseca, Hien T. Ngo, Marcelo A. Aizen, Jacobus C. Biesmeijer, Thomas D. Breeze, Lynn V. Dicks, Lucas A. Garibaldi, Rosemary Hill, Josef Settele & Adam J. Vanbergen 540, 220–229 (08 December 2016) doi:10.1038/nature20588

     
     
     

    POLLINIS Association Loi 1901
    ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.
    10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


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  • Objet : [Amisconf-info] Contribution des Ami.es de la Conf' à la consultation publique États Généraux de l'Alimentation : Appel à mobilisation !

     

    Amis de la Conf'
    Bonjour à toutes et tous,

    A la suite de la journée de lancement des États Généraux de l'Alimentation a été mise en ligne la plateforme pour la consultation publiquehttps://www.egalimentation.gouv.fr/projects

    À propos. Ce site participatif a été réalisé grâce à la plateforme innovante de participation Cap Collectif, selon les principes de la démocratie ouverte.

    Il nous semble important d’y porter les revendications de la Confédération paysanne en amont et pendant les ateliers qui débuteront fin août.

    Dans cet objectif, nous avons besoin qu’un maximum de citoyen.nes s’emparent de cet outil et nous comptons sur vous pour diffuser au plus grand nombre les informations qui suivent.

    Le principe de cette consultation est de voter sur des propositions de causes et de solutions en rapport avec des « problèmes » posés par le ministère. Il est possible également d’apporter des causes ou des solutions nouvelles aux problèmes posés.

    Cette consultation peut se faire de manière anonyme ou non, et seul.e ou par un collectif : étant donné que c’est le nombre de vote qui fait avancer telle ou telle proposition il est plus opportun de répondre seul.e !!

    Concernant le thème « production et distribution », que la Conf' a décidée de cibler dans un premier temps, nous sont proposées trois consultations avec chacune un problème. Il nous semble intéressant de pouvoir peser fortement avec des causes/solutions sur lesquelles nous pourrions voter massivement. Pour cela, nous vous proposons pour chaque problème une cause et une solution qui ont fait consensus à l'issue des débats en commissions, journées de travail ou comité national de la Conf':

    1- Comment rémunérer plus équitablement les producteurs : problème : le revenu des agriculteurs ne cesse de diminuer

    Cause: surproduction généralisée qui plombe les prix de vente

    Solution: retravailler le droit européen de la concurrence pour permettre la régulation dynamique des volumes

    https://www.egalimentation.gouv.fr/projects/comment-remunerer-plus-equitablement-les-producteurs/consultation/consultation-1/opinions/solutions/retravailler-le-droit-de-la-concurrence-pour-permettre-la-regulation-europeenne-des-volumes

    Retravailler le droit européen de la concurrence pour permettre la régulation dynamique des volumes

    2 - comment mieux intégrer la réalité des coûts de production : problème : les coûts de production augmentent mais pas les prix

    Cause: pas de partage des données entre les acteurs des filières

    Solution: inscrire dans la loi l'interdiction d'achat des productions agricoles en dessous du prix de revient

    https://www.egalimentation.gouv.fr/projects/comment-mieux-concilier-la-realite-des-couts-de-production-et-le-pouvoir-d-achat-des-consommateurs/consultation/consultation-2/opinions/solutions/inscrire-dans-la-loi-l-interdiction-d-achat-des-productions-agricoles-en-dessous-du-prix-de-revient

    Inscrire dans la loi l’interdiction d’achat des productions agricoles en dessous du prix de revient.

    3 - comment accompagner la transformation de notre agriculture : problème : des nouveaux modes de production se développent mais peinent à suivre la demande croissante

    Cause: Aides PAC mal réparties et mal fléchées

    Solutions: Flécher les 5 milliards sur la transition agricole et alimentaire

    https://www.egalimentation.gouv.fr/projects/comment-accompagner-la-transformation-de-notre-agriculture-vers-les-nouveaux-modes-de-production/consultation/consultation-4/opinions/solutions/flecher-les-5-milliards-d-euros-sur-la-transition-agricole-et-alimentaire

    Flécher les 5 milliards d'euros sur la transition agricole et alimentaire

    Ces propositions ont été rentrées sur la plateforme sous le pseudo paysan43.

    ---------> Il faut voter en masse pour elles, afin de faire ressortir les propositions de la Conf' lors du "dépouillage"!

    Rien ne vous empêche également d’apporter des nouvelles réponses en ligne et de les proposer au vote. Cependant il nous semble plus opportun d’en cibler une pour chaque problème et ainsi de concentrer les votes au maximum.

    Merci de voter pour ces propositions et de les relayer dans vos réseaux !

    Ami(es)calement

    LES AMIS DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE


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  • Chère amie, cher ami,

    Installée depuis plus d'un million d'années sur tout le nord-ouest du continent européen, une petite abeille robuste et brune – que l'on surnomme abeille noire (Apis mellifera mellifera pour les érudits) – butine sans relâche, saison après saison, siècle après siècle, les fleurs de nos campagnes, assurant depuis des temps immémoriaux la reproduction d'une grande partie des fruits et légumes cultivés dans nos contrées.

    C'est en partie grâce au travail acharné de cette abeille locale que les habitants de nos régions d’Europe ont pu se nourrir sainement pendant des siècles.

    Mais comme tous les pollinisateurs, l'abeille noire est aujourd’hui victime d’une combinaison de facteurs - dégradation de son habitat naturel, pesticides, parasites et virus, espèces invasives… - qui menacent sa survie.

    Comble : en lui préférant d’autres espèces d’abeilles importées, jugées plus « productives », ou « plus douces », une partie des apiculteurs eux-mêmes est en train d'accélérer ce déclin.

    Les scientifiques tirent aujourd'hui la sonnette d’alarme : si rien n’est fait, ce petit pollinisateur essentiel pourrait avoir totalement disparu de notre continent d’ici 15 ans, emportant avec lui, des millénaires d'adaptation génétique au climat local, aux plantes, aux fleurs des vergers et des potagers, aux parasites et aux prédateurs.

    L’abeille noire est pourtant la seule abeille à miel à avoir réussi à survivre à la dernière glaciation qui a touché l'Europe, des Pyrénées à l'Oural, il y a de cela 10 000 ans 
    - faisant preuve d'extraordinaires et uniques capacités de résistance et d'adaptation à des changements climatiques extrêmes et aux changements draconiens des ressources florales.

    Dans le contexte actuel de disparition massive de toutes les abeilles en France et en Europe, ce sont ces caractères exceptionnels qu'il nous semble extrêmement important de préserver au plus vite - pour l'ensemble des apiculteurs aujourd'hui, et pour nos enfants demain : l'abeille noire pourrait être l'une des seules abeilles à pouvoir s'adapter et résister aux bouleversements à venir.

    A condition qu’on lui donne un petit coup de main…

    Et c'est pour ça que j'ai besoin de vous aujourd'hui.

    Une petite équipe d'apiculteurs courageux et de citoyens engagés, travaillent d’arrache-pied dans leur conservatoire des Cévennes, pour mettre à l’abri un maximum d’essaims d’abeilles noires, et assurer leur reproduction.

    Convaincu de la nécessité et de l'urgence de ce projet de sauvetage des dernières populations d'abeilles noires, POLLINIS a décidé de soutenir leurs travaux - encourageant depuis quatre ans la création d’un véritable sanctuaire de l’abeille noire locale où ce petit pollinisateur de nos contrées pourrait évoluer dans un environnement protégé et se reproduire sans risque de subir un croisement génétique avec d'autres espèces importées.

    Mais ce n’est pas suffisant : pour préserver durablement l’abeille noire, il faut recréer un environnement agricole qui lui soit favorable, et avec lequel elle pourra évoluer en harmonie.

    En s’inspirant de traditions locales, enrichies des connaissances agronomiques et scientifiques d’aujourd’hui, nous avons imaginé ensemble un écosystème complet où agriculture, abeilles noires et pollinisateurs sauvages font bon ménage ; un havre pour les abeilles et les hommes. Un laboratoire vivant qui nous permettra peut-être – je l'espère ! - de faire émerger un modèle adaptable localement, ailleurs en France et en Europe... pour recréer ensemble un monde agricole et culturel favorable à l’abeille noire.

    En somme, un pays où les abeilles ne meurent pas !

    Nous voudrions réinstaurer une longue tradition cévenole de ruches tronc, creusées à partir de troncs de châtaigniers - un bois imputrescible. Habitat traditionnel des abeilles cévenoles depuis des siècles, elles y mènent une vie très proche de l’état sauvage.

    Avec votre aide, la Vallée de l’abeille noire espère pouvoir se doter d'un rucher tronc, à côté des ruches du Conservatoire. Elles seront fabriquées avec l'aide d'une association locale qui fait appel à des jeunes adultes en situation de handicap. Elles serviront de témoins et de passeurs des pratiques apicoles respectueuses et durables qui ont permis à l’homme pendant des millénaires de coexister respectueusement avec l’abeille locale.

    Pour toutes les plantations alentour, un mot d’ordre : pas d’intrants chimiques, mais une sélection des espèces les plus résistantes au climat et aux conditions locales.

    Depuis deux ans, on cultive du sarrasin sur deux parcelles devant l'un des ruchers du Conservatoire. Cette plante très pollinifère se cultivait autrefois sur des sols pauvres et acides, comme ceux de Lozère, et ne requiert ni désherbant, ni pesticide. Elle fleurit longtemps, de mi-juillet à fin août, justement quand la campagne manque de fleurs. Son nectar mellifère (récolté par les abeilles pour élaborer le miel) possède une importante qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs.

    Sa culture permet de produire pour les hommes une farine sans gluten, riche en protéines et en antioxydants, et du fourrage pour les animaux. La transformation du sarrasin permet la commercialisation de produits alimentaires qui peuvent être associés aux produits de la ruche : pain, biscuits, crêpes, pâtes…, créant ainsi une opportunité économique pour les habitants de la région.

    Les abeilles pourront également se repaître du pollen et du savoureux et bénéfique nectar des innombrables fleurs des vergers d’arbres fruitiers anciens qui seront plantés dans leur périmètre de butinage.

    Grâce aux premiers dons des membres de POLLINIS, le projet a déjà bien avancé :

    • Le terrain a été analysé par des experts pour s'assurer de l'absence d'intrants chimiques dans les eaux et les sols, et pour mettre en place les conditions favorables à la plantation d'arbres fruitiers et à la culture de sarrasin ;
    • Du sarrasin a pu être planté sur deux hectares ;
    • Les travaux agricoles ont été lancés pour préparer la plantation du verger et des cépages.
    • Le bail du terrain agricole a été payé ;
    • Des ruches supplémentaires ont été installées dans le Conservatoire.

    Des données quantifiables sur la santé des abeilles ou la viabilité des activités économiques sont d’ores et déjà recueillies : Ophélie Toudic, étudiante en génie biologique à l’IUT d’Avignon, avec l’appui de Lionel Garnery, chercheur au CNRS, spécialiste de l’abeille noire ont étudié la diversité génétique de la population d’abeilles locales et les ressources mellifères du lieu.

    Mais pour pouvoir consolider et transmettre ce modèle agro-culturel et écologique aux personnes qui souhaitent mener des projets similaires, et développer ensemble une économie permettant la préservation des espèces locales et de l'environnement, il y a encore beaucoup à faire.

    Il faut notamment construire et mettre en place le rucher tronc, poursuivre la réouverture des zones forestières, greffer les châtaigniers en espèce anciennes et planter les arbres fruitiers anciens de Lozère. Et surtout, il faut pouvoir embaucher et œuvrer à l’installation d'un agriculteur formé à la gestion de l’environnement, et développer la filière locale de transformation du sarrasin (farine pâtes, biscuits, crêpes…) pour prouver l’intérêt économique de notre démarche !

    Sans cela, le conservatoire ne restera qu’un « musée » de l’abeille locale disparue…

    … Aidez-nous, au contraire, à créer un modèle durable pour faire prendre conscience dans le pays tout entier du potentiel économique gigantesque de nos pollinisateurs locaux – seule façon d’assurer leur protection à grande échelle !

    Vous pouvez donner 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou 200 euros ou plus selon vos moyens.

    Quel que soit le montant de votre participation, soyez assuré qu’elle sera pour nous une aide précieuse, efficacement utilisée pour nous permettre de mener jusqu’au bout ce projet salvateur pour l’abeille noire locale, dans les Cévennes d’abord, et à terme – nous l’espérons - dans toute la France et l’Europe.

    BOUTON VAN JAUNE

    Il ne nous reste pas beaucoup de temps : la pression chimique sur les abeilles et l'ensemble des pollinisateurs ne cesse de s’intensifier, et l’abeille noire n’échappe malheureusement pas au massacre. Les scientifiques ne lui donnent que 15 ans à vivre, si rien n’est fait immédiatement pour stopper l’hécatombe.

    La disparition de ce petit insecte réduirait à néant tous les espoirs de repeupler les territoires avec leur écotype d’abeille naturellement résistante, et d’enrayer en Europe du Nord-Ouest le déclin alarmant des abeilles et des pollinisateurs.

    La préservation de l’abeille locale est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd’hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

    Elle a nourri les peuples, des Pyrénées à la Scandinavie, pendant des siècles, avec son miel riche en médicaments naturels, et en pollinisant sans relâche les cultures dont se sont nourris nos ancêtres : à nous de rétablir pour elle un environnement agricole et culturel dans lequel l'homme et l'abeille coexistent dans le respect et l'autonomie.

    Aidez-nous, par votre don, à construire le pays où les abeilles ne meurent pas !

    Je vous remercie par avance.

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué Général

    Pour participer, cliquez ici >> JE FAIS UN DON

     
     

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