• Qui sème du Cers, récolte du sens

    Samedi 16 janvier, une quarantaine de personnes réunies au foyer de Villerouge Termenès ont écouté avec attention les explications de Laurence Carretero, présidente de l’association Just’échange, créatrice du Cers, la monnaie complémentaire du Narbonnais. Celle-ci a répondu à leurs nombreuses questions :
    Une monnaie locale, késaco ? C’est une monnaie complémentaire de l’euro, dont le but est de développer les échanges de biens et de services entre les membres d’un réseau (les entreprises et leurs clients, les partenaires institutionnels associés). Le Cers a pour vocation de soutenir producteurs, artisans ou entrepreneurs locaux, à développer les circuits courts de proximité et à développer le lien social.
    Mais a-t-on besoin pour cela d’utiliser une autre monnaie que l’euro, ont demandé les participants de la réunion ? La réponse est oui, car en utilisant une monnaie locale valable uniquement pour les membres d’un réseau, ceux-ci « s’obligent » à acheter local. Un euro a vite fait de quitter le circuit local dès lors qu’on achète de l’essence, par exemple. Utiliser le Cers est donc une démarche citoyenne.
    Comment ça marche, alors ? Les utilisateurs échangent des euros contre des Cers dans un comptoir de change (bureau Just’échange ou commerçants habilités Cers). Les euros constituent un fonds de garantie placé dans une banque non spéculative, ce qui permet à tout moment d’effectuer la conversion inverse (mais ce n’est pas l’objectif).Si les utilisateurs deviennent suffisamment nombreux et le fonds de garantie important, celui-ci peut permettre à la banque de proposer des crédits aux entreprises du réseau.
    Y-a-t-il des conditions pour adhérer au réseau ? Oui, car chaque monnaie locale s’appuie sur une charte. Celle du Cers repose sur quatre piliers : l’humain, le local, le naturel et le culturel, avec comme objectif de développer une économie fondée sur des valeurs écologiques, sociales et solidaires.
    Créé en 2014, le Cers parait être une monnaie locale tout à fait adaptée dans un milieu rural comme les Corbières. Les associations Court-Circuit (Laroque de Fa), réunissant producteurs locaux et consom’acteurs, et Esprit de Garrigues (Villerouge Termenès), groupement de producteurs, ainsi que des artisans de Lagrasse se sont montrés très intéressés par cette monnaie « prête à l’emploi » !
    Gageons que le Cers soufflera un jour sur les Corbières, à l’image des 28 monnaies locales qui existent déjà en France, et des milliers qui fonctionnent de par le monde.


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